Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Risques

Des documents anciens encore exploitables

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 21 mars 2013 (modifié le 29 mars 2013)

La matérialisation la plus fréquente des laisses et marques de crue consiste en un trait gravé et/ou peint sur un mur de bâtiment. Cependant, les études menées pour la reconstitution des phénomènes passés sont aussi l’occasion de se pencher sur les archives.

C’est en particulier le cas pour les archives techniques des services navigation de la Loire à l’origine de nombreux documents extrêmement intéressants à exploiter, produits en particulier dans le cadre des programmes d’étude du fleuve lancés à la suite des trois crues exceptionnelles de 1846, 1856 et 1866. Près de 150 ans après, ces magnifiques documents nous livrent encore leurs secrets (moyennant quelques conversions d’altitude). C’est en particulier le cas pour les cartes de 1850.

Nivellement et plans anciens - Blois


La crue de 1910 à Bourges

Les cartes postales du début du XXeme siècle sont également une source d’information intéressante dans la mesure où l’on peut retrouver le site représenté et identifier assez précisément le niveau atteint. C’est le cas des cours d’eau comme l’Yèvre à Bourges ou l’Indre à Châteauroux par exemple, qui ont connu des crues fortement dommageables au printemps 1910. Néanmoins, ces illustrations doivent être considérées avec un minimum de recul : la prise de vue ne correspond pas nécessairement au maximum atteint.

Plus exceptionnelles, des gravures peuvent nous renseigner sur les niveaux atteints et les phénomènes qui se sont déroulés. Cependant, la vision de l’auteur ayant pu être sensationnaliste ou plus simplement partielle, ces documents nécessitent beaucoup de prudence. Ils participent du contexte général de l’événement, mais sont dans les faits peu exploités techniquement parlant (des laisses ou repères de crue nous permettent en général d’avoir des éléments plus précis).

La Chapelle sur Loire en 1856