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Profil environnemental régional Centre-Val de Loire

Front de colonisation de la chenille processionnaire

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publié le 30 juillet 2019 (modifié le 31 juillet 2019)
Evolution temporelle du front de colonisation de la processionnaire du pin

Des conditions hivernales moins rudes combinées à une vulnérabilité globale accrue des peuplements forestiers facilitent le développement de maladies et de parasites, même si l’augmentation des échanges commerciaux entre continents reste la principale cause d’introduction de pathogènes des arbres.

L’impact du changement climatique a pu être identifié dans le cas de la processionnaire du pin. Son aire de répartition dont la limite nord était historiquement la vallée de la Loire et a progressé à partir des années 1990 vers l’est et le nord pour couvrir à la fin de l’hiver 2016 près de 98 % du territoire régional, à l’exception de la frange nord de l’Eure-et-Loir. Son développement larvaire a lieu en hiver et des travaux de recherche ont montré que la capacité d’alimentation des larves était limitée par des seuils de température minimale. Des températures minimales plus élevées qu’auparavant sur certains territoires en lien avec le changement climatique lui permettent donc d’étendre la zone dans laquelle elle consomme les aiguilles des résineux.

Même si les peuplements forestiers sont peu impactés par ce parasite, les arbres affaiblis par d’autres facteurs (sécheresse, etc.) peuvent être affectés durablement ou devenir moins résistants à d’autres atteintes. L’expansion de l’aire de répartition de cet insecte pose également un problème sanitaire du fait de son caractère urticant. Des modifications du cycle biologique de l’espèce également liées au changement climatique pourraient venir renforcer ce problème puisque les processions et donc les risques d’allergie ne seraient plus limitées au printemps. Les études en cours à l’INRA d’Orléans permettront également de s’assurer de l’adéquation et de l’efficacité des moyens de lutte.

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