Bulletins de Situation Hydrologique régionaux
Le bulletin régional de situation hydrologique et hydrogéologique présente l’évolution mensuelle des ressources en eau.
Il traite :
- des précipitations.
- de l’état d’humidité des sols.
- du débit des cours d’eau.
- de la situation des nappes d’eau souterraine.
La fréquence des bulletins est mensuelle toute l’année, bi-mensuelle en période d’étiage.
2026
En août, les orages, ainsi que les températures élevées ont conduit à des cumuls de pluie majoritairement déficitaires sur l’ensemble de la région, à une légère humidification des sols et à la stabilisation, voire la hausse des débits des cours d’eau qui restent faibles pour la saison. Les orages ont apporté des cumuls importants localement. C’est à l’amont des bassins que sont enregistrées les valeurs d’hydraulicité les plus faibles, notamment pour les bassins du Cher et de l’Indre. La majorité des écoulements sont sous la moyenne de saison et deux, voire trois assecs sont relevés. La vidange des nappes de la région se poursuit, même si localement des hausses sont observées suite à l’arrêt de certains prélèvements. Plus de la moitié des stations de suivi des nappes enregistrent des niveaux sous les moyennes, mais la situation est contrastée entre les nappes du Jurassique et du Cénomanien particulièrement basses et les nappes de la Craie et de la Beauce qui restent hautes pour la saison.
Les quelques orages du mois de juillet, ainsi que la période caniculaire ont conduit à des cumuls de pluie déficitaires sur l’ensemble de la région, à l’assèchement des sols et à la poursuite de la baisse des débits des cours d’eau. Les cumuls de pluie ne dépassent pas les 30 mm avec des déficits allant jusqu’à plus de 90 %. C’est à l’amont des bassins que sont enregistrées les valeurs d’hydraulicité les plus faibles, notamment pour les bassins du Loir, du Cher et de l’Indre. L’ensemble des écoulements sont sous la moyenne de saison et les débits sont très bas pour 42 % d’entre eux. La vidange des nappes de la région se poursuit. Plus de 80 % des stations des nappes du Jurassique et quasiment 90 % de celles du Cénomanien enregistrent des niveaux sous la moyenne de saison. Les nappes de la Craie et de la Beauce restent hautes avec un peu plus de 50 % de niveaux considérés comme normaux à très élevés.
Les quelques pluies du mois de juin, ainsi que les périodes de canicules ont conduit à des cumuls déficitaires sur l’ensemble de la région, à l’assèchement des sols et à la baisse des débits des cours d’eau en dessous des moyennes de saison. Les cumuls ne dépassent pas les 40 mm avec des déficits parfois élevés jusqu’à plus de 70 %. C’est à l’amont des bassins que sont enregistrées les valeurs d’hydraulicité les plus faibles notamment pour les bassins du Loing, du Cher, de l’Indre et de l’Allier. L’ensemble des écoulements sont sous la moyenne de saison et les débits sont très bas pour 45 % d’entre eux. La vidange des nappes de la région se poursuit. 84 % des stations des nappes du Jurassique enregistrent des niveaux sous la moyenne de saison et ce pourcentage s’élève à 88 % pour le Cénomanien. Les nappes de la Craie et de la Beauce reste hautes avec une majorité de niveaux normaux à très élevés.
Les pluies de mai, concentrées sur les deux premières décades, ont favorisé des cumuls importants sur le nord-ouest de la région et permis le maintien des débits des cours d’eau de ce secteur à des niveaux de saison. Elles ont été plus faibles sur le centre de la région et notamment sur le sud du Berry avec des déficits parfois élevés jusqu’à -40 %. C’est au sud de la Loire que sont enregistrées les valeurs d’hydraulicité les plus faibles notamment à l’amont des bassins du Cher, de l’Indre et de la Creuse ainsi que sur l’axe Loire à l’amont de Blois. Le bilan de l’hydraulicité régionale indique des écoulements sous la moyenne de saison pour la très grande majorité des cours d’eau et des débits très bas pour un tiers d’entre eux. La vidange des nappes de la région se poursuit en mai. Les trois-quarts des stations des nappes du Jurassique enregistrent des niveaux sous la moyenne de saison. La situation de la nappe du Cénomanien avec 88 % des stations sous les niveaux de saison et une large part de niveaux bas à très bas (49 %) n’est pas favorable. Avec une large prédominance de stations affichant des niveaux normaux à très élevés, l’état des nappes de la Craie et des Calcaires de Beauce reste avantageux.
Avec un mois d’avril très sec voire exceptionnellement sec, notamment sur les façades est et ouest de la région Centre-Val de Loire, les cumuls mensuels de pluie sont très faibles et accusent de forts déficits vis-à-vis des normales. De fait, les sols régionaux se sont nettement asséchés et les débits des cours d’eau du Centre-Val de Loire ont chuté. En effet, ce sont 94 % de ces derniers qui affichent aujourd’hui des écoulements sous la moyenne de saison. Les niveaux des nappes, dans ce contexte, montrent pour une très large proportion de stations (90%), une tendance à la baisse et les nappes du Jurassique, très réactives, sont les principales concernées. En ce début de mai, au total, la moitié des stations enregistrent des niveaux de saison ou supérieurs. Les nappes du Jurassique voient 61 % des niveaux sous les moyennes d’avril. La situation des nappes du Cénomanien reste délicate avec des niveaux faibles à très faibles pour la moitié des stations. Celles des nappes de la Craie et des Calcaires de Beauce, avec une large majorité de niveaux de saison ou supérieurs, restent confortables.
Le déficit de pluviométrie généralisé sur la région Centre-Val de Loire au mois de mars, a conduit à des cumuls mensuels de pluie bien en dessous des valeurs moyennes. La conséquence en a été l’assèchement des sols superficiels stoppant l’infiltration efficace vers les nappes et la diminution globale des débits des cours d’eau. Plus de 80 % de ces derniers affichent aujourd’hui des écoulements sous la moyenne de saison. Plus de 60 % des piézomètres affichent des niveaux de saison ou supérieurs. La situation des nappes du Jurassique avec des taux de remplissage de saison ou plus élevés et malgré une tendance majoritaire à la baisse des niveaux demeure favorable. Celle de la nappe du Cénomanien dont les niveaux sont pour près des deux-tiers des ouvrages sous les moyennes du mois est plus délicate. Enfin,celles des nappes de la Craie et des Calcaires de Beauce, avec plus des trois-quarts des stations affichant des niveaux de saison ou plus élevés, sont plus confortables.
Les perturbations successives et les précipitations quasi quotidiennes sur la région Centre-Val de Loire, et ce, jusqu’au 20 février, ont conduit à des cumuls mensuels de pluie très élevés bien au-delà des moyennes du mois. La conséquence en a été la saturation des sols, l’élévation des niveaux des cours d’eau et l’augmentation de leurs débits avec pour résultante un état de crue généralisé à tous les bassins, crues modérées pour la plupart des cours d’eau mais qui ont été importantes sur le Loir et fortes pour la Vienne et la Creuse. Plus de trois-quarts des cours d’eau affichent, en effet, des débits moyens mensuels valant a minima deux fois la normale et des débits de base qui soulignent la situation très humide à exceptionnellement humide, notamment de l’axe Loire Allier à l’amont d’Orléans, de la Creuse et de la Vienne, du bassin de l’Eure, de ceux du Loir de l’Auron et de l’Yèvre. La disponibilité exceptionnelle des pluies efficaces pour l’infiltration et la recharge des nappes explique la hausse constatée d’une grande partie des piézomètres. La situation favorable des aquifères du Jurassique, de la Craie et des Calcaires de Beauce avec plus des trois-quarts des stations affichant des niveaux de saison contraste avec celle, plus délicate, du Cénomanien dont les niveaux pour près des deux-tiers des ouvrages sont sous les moyennes du mois.
Les passages pluvieux sont fréquents en janvier mais peu abondants en termes de cumul de pluie. Il en résulte au final que les cumuls mensuels des départements de la région Centre-Val de Loire sont inférieurs aux valeurs de saison et ces déficits touchent particulièrement le nord de l’Eure-et-Loir, l’est du Loiret ainsi que le nord du Cher. La plupart des cours d’eau de la région affichent des débits moyens mensuels sous les valeurs de saison et une large majorité d’entre eux connaît des débits bas à très bas. Les valeurs de débit les plus élevés sont proches de la normale et concernent les cours d’eau issus de la Beauce, ainsi que l’Essonne, l’Ouatier et l’amont de l’Auron. Bien que la recharge des nappes se poursuive, la situation des nappes du Cénomanien et du Jurassique supérieur est la moins favorable avec plus 80 % des stations présentant des niveaux sous les moyennes de saison. Les nappes des Calcaires de Beauce et de la Craie sont dans une situation plus avantageuse avec des niveaux de saison ou supérieurs pour une large majorité de stations concernées.
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